Grenade, une histoire d'amour fraternel

Bordeaux Gironde devise du Domaine de Grenade

Fayre pla, layssa dire

"Faire bien, laisser dire", telle était la devise de la famille de CARAYON LATOUR, qui créa le Château de Grenade en 1859.

A cet emplacement, existait déjà une vaste demeure bourgeoise appartenant à une famille noble protestante depuis le 17ème siècle : les FERRONS. Le domaine de Grenade, d’une soixantaine d’hectares alors, passa aux mains de la famille DE ROUSSANES, qui s’allia en 1737 à la famille DE SAINT MARC, seigneur de Saint Selve. En 1854, le baron Edmond de CARAYON LATOUR acquiert la propriété de Grenade.

Edmond de Carayon Latour (1811-1887), fondateur du Château de Grenade, et son frère Joseph (1824-1886) : Deux hommes de grande influence sociale et politique.

Bordeaux Gironde Domaine de Grenade Edmond de Carayon-LatourBordeaux Gironde Domaine de Grenade Joseph de Carayon-Latour

Héros de la guerre franco allemande de 1870, Joseph de Carayon Latour commanda le 3ème bataillon des mobiles de la Gironde, détaché dans l’Est.
Le château a consacré une salle d’honneur à cet illustre bataillon.

Elu représentant de la Gironde sur une liste conservatrice, il fut reconnu comme un des chefs du parti légitimiste sur le plan national et la personnalité la plus marquante du légitimisme girondin avec le marquis Amédée de Lur Saluces.
En 1878, il est nommé sénateur.
Sa vie sociale fut importante aussi bien à Paris qu’à Bordeaux.
Elève de l’Ecole Polytechnique, il géra tout d’abord les nombreux intérêts de sa famille, dont le domaine de Virelade à 5 km de Grenade, acquis en 1851.
Pionnier de l’agronomie, il fut lauréat de la prime d’honneur pour ce domaine en 1867.

Bordeaux Gironde chiens de meute Domaine de GrenadeMembre du Comité des Courses du Jockey Club, du Comité de la Société Hippique de France et du Conseil Supérieur des Haras, il était reconnu comme un veneur distingué.
Il a créé la race dite du « chien de Virelade », un des chiens de meute les plus appréciés.
La meute de Grenade obtient le prix d’honneur au concours international de Paris en 1863 ; le célèbre peintre Jardin l’a reproduite sur un tableau.
Un mécène très investi dans les questions religieuses et philanthropiques, J. De Carayon Latour cumulait les présidences et les responsabilités : le conseil d’administration du quotidien royaliste « La Guienne », la société civile de Saint Joseph de Tivoli, la grande école catholique de Bordeaux, le Comité des Ecoles libres de la Gironde.

Le buste du baron, œuvre du sculpteur Chapus et résultat d’une souscription publique, fut installé après sa mort dans la mairie de Bordeaux.